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Catégorie peur

 
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Hava_Skohl
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Messages: 28

MessagePosté le: Mer 11 Juin - 16:53 (2008)    Sujet du message: Catégorie peur Répondre en citant

Texte 1:

Le film était commencé depuis une petite vingtaine de minutes. J’étais seule chez moi, bien évidemment mes parents s’étaient disputés et étaient donc chacun de leur côté et mon frère Damien squattait chez un pote, de toute façon il pourrait bien s’exiler en Roumanie, Papa et Maman ne verraient rien.
Je regardais donc un film d’une qualité culturelle indéniable : La vengeance des zombies du tombeau des Pharaons. J’étais donc tranquillement installée, ou plutôt affalée dans mon canapé trois places avec mon saladier de pop-corn, ma bouteille de concentrés de produits chimiques et de sucre (soda) et bien évidemment, la zapette en main, instrument indispensable à celui qui veut battre le record du temps passé à ne rien faire devant la télé.

Sur l’écran, un troupeau (autant qu’on puisse dire qu’un amas de bras, de jambes et que quelques têtes avançant en cadence forment un troupeau) de zombies grisâtres s’avançaient vers les deux héros (jeunes, blonds, musclés et profondément stupides, acculés au bord d’une falaise de plusieurs centaines de mètres. Avec des crédits en plus ils seraient allés tourner sur Mars rien que pour cette prise.)
Après trois quart d’heures de rebondissement trépidants (Mais quels hommes ! Il sont réussi à décapiter 305 zombies en moins de 5 minutes avec une seule main et en évitant les serpents venimeux), d’humour (T’as un œil sur la tête !) mêlé de romantisme (John, embrasse moi ! – Mais t’es un mec, crétin !), je me décide à couper le lecteur DVD, mettant fin à la diffusion de ce … chef d’œuvre d’anthologie que je ne conseillerai à personne.

A pas lents, ma mère dirait que je traîne les pieds, mon père que je frise le record de vitesse des limaces encroûtées, oui il a un humour très étrange, je monte les escaliers pour aller dans ma chambre. Je prends bien soin, comme à chaque fois que je suis seule, de procéder par palier pour la lumière. C’est du binaire : j’allume le couloir, puis la salle de bain, j’éteins le couloir, je vais plus loin, j’allume la chambre de mon frère, j’éteins la salle de bain, j’allume l’autre couloir, j’éteins la chambre de Damien … C’est un système très évolué que j’utilise depuis mes cinq ans.
Mon frère se moque fréquemment de moi, soit disant que j’aurais peur du noir … A-t-on jamais entendu quelque chose d’aussi stupide ? Peur du noir, et puis quoi encore … Des monstres dans l’armoire et sous le lit tant qu’on y est ?

Arrivée à ma chambre, j’allume ma lampe de chevet reliée à l’interrupteur et vais dans mon lit. Ou plutôt, je fais un vol plané dans mon lit. J’ai horreur d’avoir à marcher pour l’atteindre, on ne sait pas quelles bestioles peuvent traîner sous le lit … et puis c’est marrant … et ça n’a aucun rapport avec un quelconque stupide monstre, je vous vois venir.
Je m’enroule fermement dans ma couette, pas question de laisser un bout de peau dépasser … Je m’enrhume facilement, alors je crains les courants d’air. Ressemblant maintenant à une chrysalide boursouflée, un problème existentiel arrive à mon cerveau : comment éteindre la lampe sans sortir le bras de ma couette protectrice ? A la vitesse de l’éclair, je sors mon bras, le tends vers la lampe et cogne dedans. S’en suit un grand bruit de casse.
Résignée, je cherche le fil et clique sur l’interrupteur, mais rien. L’ampoule doit être cassée. Je me saisis alors de mon fidèle téléphone portable, éclaire les vestiges de ma lampe de chevet afin d’estimer les dégâts.

Prenant mon courage à deux mains (oui, pour sortir de la chaleur de la couette, rien d’autre !), je me relève, prends l’ampoule et décide d’aller la remplacer. Je vais pour allumer le palier mais … Rien. Soit cette ampoule aussi a grillé, soit il y a une panne d’électricité. J’ai horreur de ça … C’est vrai, il faut fouiller toute la maison à la recherche de trois bougies qui durent depuis plus de dix ans et attendre bêtement que le courant revienne.
Toujours armée de mon portable, je vais vers la buanderie. L’obscurité donne aux pièces des allures étranges et je ne cesse de voir des formes fantomatiques se balader un peu partout. Le pire, c’est dans le salon : de grandes vitres donnent sur l’extérieur et les arbres qui bougent ne sont vraiment pas rassurants.

Une fois dans la buanderie, je fouille les tiroirs, mais trouver quelque chose ici serait vraiment un exploit : mon père s’en sert de dépotoir à « choses qui ne servent plus mais qu’il faut garder quand même parce qu’on ne sait jamais ». En somme, des dizaines de trucs inutiles, mais pas une seule bougie, soyez-en sûrs ! Quand enfin je mets la main sur un de ces tas de cire, un sinistre craquement me fait sursauter et lâcher le précieux objets au milieu des cartons, invisible.
Après analyse, le craquement doit provenir des escaliers, qui d’habitude ne craquent pas. Ça veut dire qu’il y a quelqu’un … C’est la seule explication … Oh mon dieu il y a un cambrioleur dans ma maison ! Je pousse un petit cri et m’accroupis derrière une antique machine à coudre datant de Mathusalem. Je retiens mon souffle pour entendre les déplacements de l’intrus, mais au bout d’une minute je suis au bord de l’asphyxie, et je n’ai rien entendu. Ce n’était peut-être qu’une fausse alerte.

Je sors de la buanderie et vais dans la cuisine. Je me dirige vers la porte lorsqu’on me saute dessus. Je hurle et me débat, et je sens que le poids est partit. Je me retourne et constate que c’est juste mon chat complètement stupide qui a trouvé marrant de me sauter sur le dos. Je grogne et hésite à lui mettre un coup de pied, avant de me rappeler que mon pantalon n’est pas assez épais pour retenir ses griffes. Ne voulant pas retourner dans ma chambre, un peu trop éloignée, je décide de m’arrêter dans la cuisine. Je n’ai plus de bougie, aussi suis-je réduite à m’éclairer grâce à mon téléphone … sauf que la batterie a décidé de me lâcher, elle aussi.
Je cours jusqu’à ma chambre, après tout, mon lit a au moins le mérite d’être confortable. Je m’y terre, m’y installe pardon, toujours enroulée dans la couette, et attend de m’endormir. Attend, encore et encore. Le sommeil ne vient pas, je suis trop anxieuse … Si la panne est généralisée, mes parents ont peut-être eu un accident en rentrant, c’est pour cela qu’aucun des deux n’est rentré ou alors …

Ma réflexion est coupée par un bruit sourd. Quelqu’un vient de se cogner dans le portail, et ça je ne l’ai pas imaginé, je reconnaîtrais ce bruit entre mille (et je ne vous dirais pas pourquoi, même sous la torture.). J’attend encore un peu, et bientôt un autre bruit se fait entendre. On cogne contre les portes fenêtres … Oh non, j’ai oublié de les fermer ! Un grincement atteste mes propos. Tremblante, j’écoute les déplacements de celui qui est rentré chez moi. Il semble se rapprocher de plus en plus de … ma chambre ! Paniquée, je bondis hors de mon lit et me saisit du premier objet que je trouve, ici ma lampe de chevet.

Je me poste près de la porte et attend qu’Il entre. Lorsque ses pas s’arrêtent juste devant, je prépare mon coup. Il ne sera pas dit que je ne me serait pas défendue ! L’homme pousse la porte et je lui saute dessus en poussant un cri digne de la Castafiore. Manque de chance, il évite le coup et recule. Je m’apprête à relancer mon attaque lorsqu’il s’écrie :
« - Mais arrêtes ça la naine ! T’es complètement fêlée ! » C’est mon frère. Le crétin qui s’est introduit chez moi n’est autre que mon stupide grand frère !
« - Et toi tu es stupide ! Qu’est-ce qui t’a pris de rentrer comme un voleur ?! » Lui repondè-je
« - Oh, nerveuse peut-être ? Tu as cru qu’un cambrioleur allait venir dans ta chambre pour te voler ton nounours ? » Se moque-t-il
« - C’est pas vrai ! J’ai même pas eu peur ! »

THE END


Dernière édition par Hava_Skohl le Ven 13 Juin - 23:18 (2008); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 11 Juin - 16:53 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Will Dearborn.
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Inscrit le: 27 Avr 2008
Messages: 51

MessagePosté le: Mer 11 Juin - 17:16 (2008)    Sujet du message: Catégorie peur Répondre en citant

LE COMBAT DE MARY.

Mary passa devant cette maison pour la première fois depuis qu'elle était devenue femme. Les mêmes sensations parvenaient en elle, rien n'avait changé. Pourtant du temps c'était écoulé depuis ce drame du 4 novembre 1947. A l'époque elle avait 13 ans, elle appartenait à la famille la plus riche du village. Sa mère venait de se remarier avec le nouveau petit fermier d'à coté ! Elle avait une vie parfaite jusqu'au jour où cet homme la priva de sa jeunesse. Dans un élan qu'il ne semblait pas maîtriser, son instinct animal s’abattit sur la jeune fille. Ce fut alors le jour que mary ne pu jamais oublier. Passant devant la maison de son cauchemar, un violent sentiment raviva la mémoire de Mary ; « je n’ai jamais été vengée » pensa-t-elle et c’est précisément à ce moment que son combat commença.
En ce 18 septembre 1983, Mary ne veut plus oublier, elle veut crier sa peine et sa rancœur, elle veut dévoiler tout le mal dont elle souffre intérieurement.
Voila comment commence l’histoire de la petite fille devenue adulte malgré elle.
Elle prit la décision en quelques secondes, elle se défendrait seule devant la cour magistrale, elle n’avait pas besoin de beaux mots pour faire ressentir tout le mal que cet homme lui avait fait ! De toute façon, ses yeux prendraient le relais si jamais sa voix fléchissait.
Après cette prise de décision, Mary se précipita auprès de son mari. Bien sûr elle appréhendait le fait de tout lui raconter, elle se demandait aussi qu’elle serait sa réaction, la soutiendrait-il ? Ou au contraire l’abandonnerait-il comme l’avait fait sa famille auparavant ? Car oui, en ce temps, le mal que Mary avait subit était tabou, personne n’y croyait ou plutôt tout le monde faisait la sourde oreille. Mary a vécue seule avec sa peine jusqu’au jour ou elle a rencontré Olivier, son mari.
Arrivé devant la porte de son petit ranch, Mary hésita alors pour la première fois depuis sa prise de décision. Mais le doute s’effaça devant tant de force, elle se battra jusqu’au bout, elle mérite une vengeance.
Bien sûr qu’Olivier allait l’épauler, il l’avait bien épousée « pour le meilleur et pour le pire » alors il serait là, il porterait le poids lorsque Mary ne supportera plus la pression, lorsqu’elle sera sur le point de baissé les bras…
Les jours passèrent très vite et le jugement arriva. Elle prit panique en entrant dans la cour, elle imaginait alors le regard de sa mère, de ses frères et de « lui ». La cour remplissait et elle dut affronter les regards de mépris qu’on lui adressait ! « Tout cela, ce n’est que pour me faire paniquer, me faire renoncer » pensa-t-elle. « Je ne renoncerai pas a mon combat !! » cria-t-elle, assez fort pour que tout le monde l’entende, les victimes encore inconnues, celles à venir, les familles et bien sur tout les bourreaux de ce monde…
Que ce fut dur quand elle dut raconter son terrible périple, mais elle ne lâcha pas !
Le moment du jugement arriva ! Elle avait gagné ! Sa vie allait alors pouvoir changer, enfin !

Elle décida de raconter son histoire à travers sa ville, son pays, son monde afin de changer les mentalités. A-t-elle réussi ? Qu’en pensez-vous ?

Aujourd’hui Mary est vivante, son passé est marqué à vie mais sa mémoire commence a oublié… Elle est atteinte d’Alzheimer. Mais peut être que le roman de sa vie, lui, va exister pour l’éternité…


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Hava_Skohl
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Messages: 28

MessagePosté le: Ven 13 Juin - 17:41 (2008)    Sujet du message: Catégorie peur Répondre en citant

Texte 3:

Elle est là, je sens sa présence dans mon dos. Quelques mètres et un long silence pesant nous sépare. Je ne me retourne pas, me contentant de serrer plus fort le manche dans ma paume. Ces quelques secondes d’attente me semblent interminables, mon corps entier tendu, mon esprit à vif.
Et puis tout va très vite. Le parquet qui craque, encore un pas, sa voix qui brise le silence. Quatre mots dont je ne saisis pas le sens. Je m’entends pourtant déjà lui répondre, comme par automatisme, comme si cette scène avait été répétée cent fois. Une voix méconnaissable, froide et sans appel.

“C’est toi que je vais tuer”

Je me retourne alors vers elle et la fixe d’un regard cruel. Comme elle est pâle, presque un fantôme... Elle recule d’un pas incertain, n’osant pas me quitter du regard à la recherche d’une échappatoire. Je m’avance avec lenteur et fermeté. Mon coeur s’accélère, le manche de mon arme glisse dans mes mains moites. Il est temps de passer au dernier acte. Je brûle d’en finir enfin, la voir plier et succomber.
Mais non, attendre encore. Lui parler, lui assener une à une ces paroles empoisonnées. La voir trembler, frémir d’effroi sous la menace de la lame de métal.

Elle me fixe du regard, immobilisée par la peur, ne cherchant même plus à fuir. Je lève enfin la main pour sceller son destin.
Un long cri, comme une déchirure. Et ses paroles qui me glacent le coeur. Avant de s’efondrer.

Le temps s’est arrêté, comme s’il retenait son souffle. J’entends des coups irréguliers, assourdissants, avant de comprendre qu’il s’agit des battements de mon propre coeur. Je reste immobile à mon tour, devant son corps inanimé. Qu’ai-je fait ?

Au loin, une porte qui claque, des éclats de voix. Je les entends sans réagir. Une peur panique s’empare de moi, me martelant cette question sans un instant de répit ; mais qu’ai-je fait ?

Je regarde mes mains, criant, conjurant, désespérant, dans un état proche de la folie.
Et puis tout devient lucide. J’entends encore une fois ma voix tremblante déclamer quelques sombres paroles, comme si un autre les récitait à ma place. Et puis le silence. Mes deux mains autour du manche.

La porte s’ouvre, deux hommes entrent et s’arrêtent net devant le tableau funèbre. Mais il est trop tard. La lame en plein coeur, je rend mon dernier souffle. Et puis le noir.

***

Quelques secondes plus tard, on me prend par les épaules pour me relever, ma victime me tend la main avec un sourire éclatant et le rideau s’ouvre. Je suis en transe, sonné par l’intensité de cette dernière scène, incapable de replonger si soudainement dans une autre dimension. Je perçois à peine les applaudissements qui fusent de toute part, et reste complètement hébété sous la lumière des projecteurs. On m’entraîne vers la pénombre des coulisses et je profite de la première occasion pour m’éclipser.

Je descend les marches d’un escalier et longe le couloir qui mène à ma loge, reprenant peu à peu mes esprits. J’esquisse un sourire. “Un rôle, ce n’était qu’un rôle... et la représentation est un succès !”. J’ai presque envie d’esquisser quelques pas de danse pour extérioriser ma joie, mais la fatigue physique prend le dessus.

Je pousse enfin la porte de ma loge et m’immobilise sur le seuil, le souffle coupé.

Notre metteur en scène est allongé sur le sol, inanimé, un couteau en plein coeur.


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Poupoupidou
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MessagePosté le: Dim 15 Juin - 23:00 (2008)    Sujet du message: Catégorie peur Répondre en citant

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